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Prosper Wanner diagnostics#1 : La barque L’Espadon, bien inaliénable partagé.

Publié par le 8 janvier 2008

Premier portrait réalisé dans le cadre des 3 diagnostics de coopérations patrimoniales innovantes pour le compte de l’AGCCPF PACA.

Le patrimoine n’est pas une marchandise. La plus value symbolique de ces biens communs impose d’autant plus leur gestion dans une économie alternative, solidaire et durable. Extrait Charte du patrimoine commun méditerranéen. AGCCPF PACA 2000.

Préambule

Le MCEM a confié en 2006 l’entretien, la conservation et la vulgarisation auprès du grand public de la barque L’Espadon, bien inaliénable, à l’association Boud’mer qui propose de «partager la mer ensemble».

Le diagnostic propose de situer cette coopération, d’en comprendre les raisons et de mesurer les premiers résultats obtenus.

Pour pouvoir mesurer et comparer l’impact de ces coopérations public privé, il est essentiel d’utiliser un système d’indicateurs commun.  Le diagnostic fait référence avant tout aux nouveaux indicateurs de performance de l’Etat vis à vis du contribuable, de l’usager et du citoyen utilisés dans la cadre de la loi organique relative aux lois de finances du premier août 2001 – la LOLF. Il propose de répondre aux questions suivantes :

Quelles sont les raisons qui ont motivé cette coopération ? Deux années après, quels sont les premiers bilans que l’on peut tirer de cette expérience ? En quoi cette coopération public privé favorise-t-elle l’accessibilité de l’Espadon ?  Dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, participe-t-elle à limiter les coûts inhérents à la conservation d’une barque traditionnelle ? Est-elle performante pour l’association Boud’mer ?

Dénomination MCEM Boud’mer
Statut Musée national Association Loi 1901
Localisation Marseille, Fort Saint Jean Marseille
Statut personne rencontrée Conservateur en chef Directeur et fondateur
Nombre de salariés ETP 125 / 160 (2008) 3
Nombre visiteurs annuel 45 000 1 000
Prévision budget annuel 2008 13 millions d’euros 60 000 euros

Expo virtuelle

En 2007, l’association des conservateurs des collections publiques de France section PACA (AGCCPF PACA) a lancé une invitation internationale à de jeunes graphistes sortis d’écoles ou en cours de formations pour dialoguer sur l’actualité des enjeux de leurs métiers. Conservateurs et graphistes recherchent ensembles les formes les plus aptes aux nouvelles formes de coopérations indispensables dans l’espace symbolique aujourd’hui. L’invitée de l’expo virtuelle 2007 était Marion Arnoux. Elle vient de sortir de l’école de design de Saint-Etienne et participe à la structure expérimentale Laboratoire IRB, sous la responsabilité de Denis Coueignoux et Ruedi Baur. Le projet résulte d’une collaboration avec Mathieu Ehrsam, Designer multimédia pour aboutir à une interprétation graphique de portraits consacrés aux professionnels du monde économique qui cherchent avec les conservateurs des solutions durables dans la vie des objets de collections publiques qui leur sont confiées.

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Monsieur Thomé est directeur et fondateur de l’association « Boud’mer, partageons la mer ensemble ». Il a créé cette association pour concilier la nécessaire protection de l’environnement marin avec le développement de l’accès au patrimoine marin pour tous.

Créée en 2001, elle a comme objectif la sauvegarde du patrimoine maritime méditerranéen, la démocratisation de son accès et la sensibilisation du grand public. Ses adhérents partagent l’usage de barques traditionnelles et proposent de nombreuses sorties thématiques en mer comme la découverte du patrimoine littoral ou la  pèche. Leurs bateaux sont postés dans les ports de plaisance marseillais. En 2006, ils étaient plus de 200 personnes à partager 5 barques. Avec un budget annuel de 60 000 euros, 3 salariés (2 équivalents temps plein) et 12 bénévoles actifs, l’association a réalisé cette année là 150 sorties en mer dont plus de la moitié thématiques. A travers le « partage de bateau », comme il existe à Marseille l’autopartage, il propose à toute personne d’avoir accès à ce patrimoine tout en allant dans le sens d’une régulation de la pression des bateaux de plaisance sur le littoral.

L’Espadon est une barque Lavaille entrée dans les collections du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée sous le numéro d’inventaire : 2004-90. Monsieur Thomé a participé à son expertise et sa restauration. L’entretien laborieux et coûteux des barques traditionnelles auquel s’ajoute le manque de place au port amènent de nombreux propriétaires à se séparer de ce patrimoine. L’Espadon a été construite à Cannes en 1965 par Lavaille. Longue de 7 mètres et d’une capacité d’accueil de 8 personnes, elle a servi jusqu’en 1992 à un même artisan pécheur. Après une trentaine d’années d’activités professionnelles, elle a été désarmée de son équipement de pêche et vendue à un plaisancier. Puis en 2004, la barque a été proposée comme donation au Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, le MCEM.

Le MCEM est un musée de société consacré aux civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Cette orientation donnée à l’ex Musée national des arts et traditions populaires va de pair avec son installation à Marseille, en bord de mer méditerranée. L’objectif affiché est de susciter le débat en articulant les expositions à de grandes questions de société. Le MCEM sera doté en 2008 d’un budget annuel prévisionnel de plus de 13 millions d’euros, de 160 salariés. Ses réserves actuelles sont estimées à plus d’un demi million d’objets. Denis Chevalier, conservateur en chef au MuCEM, s’est chargé du suivi de la demande de donation de l’Espadon.

Responsable de l’antenne de Marseille, son intérêt pour le patrimoine industriel l’amène à prendre en compte le potentiel de conservation in situ ou « en vie » du patrimoine. Et à s’interroger, dès que possible, sur la possibilité qu’un bien puisse être mis en dépôt dans une entreprise et continue ainsi à vivre sa propre histoire. D’où l’idée, pour les barques traditionnelles, patrimoine maritime euro méditerranéen, d’aller jusqu’à commander leur fabrication (maintien du savoir faire), de filmer le chantier et de les amarrer aux pieds du MCEM. Ce projet est initié avec une barque traditionnelle tunisienne. Dans cette continuité, le potentiel de conservation in situ de l’Espadon a été un des éléments pris en compte : usages possibles, équipements nécessaires, capacité d’accueil et potentiel d’activité.

Aujourd’hui, entretenue par l’association, l’Espadon participe à l’économie de l’association Boud’mer. Suite à l’avis favorable émis pas l’association Boud’mer sur l’état de l’Espadon, son intérêt patrimonial et son potentiel d’usage, le MCEM a enclenché le processus de demande de classement de l’Espadon. Une fois l’accord reçu, la remise en état de l’Espadon a été confiée à l’association Boud’mer et à une société de charpentiers marine. Le MCEM a fait ensuite le choix de confier l’entretien et l’utilisation partagée du bateau à l’association. La convention est annuelle et reconduite tacitement chaque année. Cette convention, faute de référentiel existant, s’est inspirée de celle du pendwick II, mis à disposition d’une école de voile.

Pour l’association Boud’mer, la première plus value concerne sa légitimité. Son objet n’est pas d’acquérir des barques traditionnelles mais d’en faciliter l’accès et l’entretien. Elle cherche à inciter des propriétaires à partager leur barque en contrepartie du financement des coûts d’entretien, principale motivation à l’abandon de ce patrimoine. La confiance accordée par le Musée à l’association renforce sa crédibilité auprès des partenaires publics et privés.

La seconde est économique. La participation des usagers à chaque sortie en mer permet à Boud’mer de financer les coûts d’entretien des barques mais pas les coûts de structure (bureau, coordination, etc). Ces derniers sont financés essentiellement par des ressources en partie temporaires (subventions exceptionnelles, cotisations, bénévolat). Pour augmenter sa rentabilité, l’association  devrait augmenter ses tarifs et favoriser les sorties individuelles (aller vers la location) alors que son objet associatif est davantage la découverte du patrimoine (sorties accompagnées) et l’accès au plus grand nombre. Sans compter les impacts fiscaux liés au passage à une activité essentiellement de loueur : assujettissement à la TVA, à la taxe professionnelle.

Cette situation est différente avec l’Espadon dont l’entretien et les réparations sont pris en charge par le musée. C’est la seule embarcation de l’association à participer aujourd’hui au financement des frais de structure. Une telle coopération permet à l’association d’envisager à terme un modèle économique qui lui permette de défendre son projet associatif sans devenir un loueur de bateau. Aujourd’hui l’Espadon contribue à financer 5% des frais de structure de l’association. L’équilibre économique de l’association pourrait reposer sur un financement à part égale entre les financements privés (locations, mécénat, sorties), les subventions publiques et la gestion d’une flotte « patrimoniale » d’une demi douzaine de bateaux.

  • Indicateur COOPERATIF N°1 – valorisation économique[1]  – Cette coopération public privé est-t-elle performante pour l’association Boud’mer ?
Problématique Plus value patrimoine.
Rendre crédible la qualité de l’action de l’association auprès des propriétaires de barques traditionnelles. Reconnaissance de la qualité du projet associatif et du savoir faire de l’association.
Trouver des modalités de financement des coûts de structures hors location individuelle des barques (ne pas devenir loueur). La mutualisation avec le musée des coûts de gestion et d’entretien permet de financer 5% des coûts de structure sans louer la barque.

Sortie des réserves et mise à l’eau, l’Espadon est partagée au quotidien. Cette barque de pèche n’a pas en soi un caractère unique. Sa principale richesse repose davantage sur le lien qu’elle représente avec toutes les autres barques du même type présentes sur tout le pourtour méditerranéen. Tous les musées d’ethnologie ont à priori des barques de cette nature et risquent faiblement d’en solliciter une auprès d’autres musées. À cela vient s’ajouter la taille importante d’une barque qui la rend difficilement transportable.

L’Espadon n’a guère de chance d’être exposé de manière permanente, temporaire ou en dépôt. Un don de cette nature a davantage de probabilités de rejoindre le demi million d’objets présents dans les réserves du MCEM et peu de chances de sorties. Il serait conservé mais faiblement accessible. Et ce alors que la LOLF fixe comme objectif aux musées de rendre accessible physiquement une part croissance des patrimoines (Mission Culture, Patrimoine, Objectif 2)[2].

 

Exposition permanente 3 à 4000
Exposition temporaire    3 000
Dépôt permanent dans d’autres lieux   20 000
Réserve  500 000

La coopération initiée avec Boud’mer permet une meilleure mise en valeur de l’Espadon en lui donnant un statut d’objet exposé[3]. L’espadon a réalisé un plein exercice d’exploitation en 2007. Il réalise en moyenne 30 sorties par an avec 6 personnes par sortie et une quinzaine de journées thématiques avec 50 à 100 personnes par journée (Thalasanté, septembre en mer, etc). Les tarifs sont différenciés en fonction des sorties et des publics allant de la gratuité à une participation maximale de 15 euros par personne.

Sorties lors d’événementiel 15 journées, 1000 personnes
Sorties thématiques (pèche, environnement, …) 30 sorties, 150 personnes
  •  Indicateur COOPERATIF N°2  – Efficacité [4]En quoi cette coopération public privé favorise-t-elle l’accessibilité de l’Espadon ?
Niveau d’accessibilité actuel de l’Espadon Exposition permanente,Sorties thématiques hebdomadaires,Tarification différenciée (adhérents, enfants, invités)
Probabilité de valorisation hors coopération Très faible (En réserve)
LOLF :  Taux d’ouverture (évalué pour les musées)Part des fonds accessibles (évalué pour les archives) Objectif  85 % en 2006 et progression +5% d’ici 2010Objectif  72 % en 2006 et progression +3% d’ici 2010

Ce trésor partagé ancre le musée dans le développement durable. La capacité à accepter un don de cette nature et à assurer de manière économe son accessibilité représentent aujourd’hui un enjeu patrimonial. Les recommandations du Conseil de l’Europe, notamment la convention cadre de Faro[5] engage les politiques culturelles à reconnaître la valeur du patrimoine culturel situé sur les territoires relevant de leur juridiction, quelle que soit son origine et à promouvoir sa protection comme un élément majeur des objectifs conjugués du développement durable et de la diversité culturelle (Convention de Faro, article 5)[6].  Ce qui circule fait notre identité. Et si l’art français circule bien à travers le monde, le faible potentiel de circulation de l’Espadon pose question. Notamment à un musée de société positionné sur les civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Comment concilier la maîtrise des dépenses publiques et sa conservation et son accessibilité ?

La conservation d’une barque en bois reste nettement plus coûteuse «à sec» «qu’en eau»[7]. La durée de vie d’une barque hors de l’eau est estimée à 2 ans contre 8 ans en mer, avant qu’il soit nécessaire de faire de grosses réparations. Le choix d’une conservation « à sec » nécessite une installation technique coûteuse de mise sous vide. La conservation en mer nécessite, elle, une place au port et un entretien régulier. Si à terme le MCEM a comme projet de développer un espace en mer, aujourd’hui il conserve un bateau « à sec ».

L’analyse des données financières de l’association Boud’mer permet d’évaluer le coût de conservation « en mer » de l’Espadon. Il est évaluable à 30 000 euros par an, une fois les ressources non comptabilisées ré intégrées (bénévolat, mise à disposition d’une place au Port). Le MCEM prend à sa charge 20% du coût dont une partie de manière non monétaire en mettant à disposition une place au Port. Soit 80 % de ressources externes liées à la coopération[8].

Cet élément est important dans la mesure où la maîtrise des dépenses devient, avec la LOLF, un élément fortement déterminant dans les choix de gestion d’un musée. Les organismes sous tutelle du ministère de la Culture doivent maîtriser leurs dépenses de fonctionnement tout comme accroître la part des ressources propres, du type mécénat ou droit d’entrée (Mission Culture, Patrimoine, Objectif 3)[9].

  • Indicateur COOPERATIF N°3 : – Efficience [10] Dans un contexte de maîtrise de la dépense publique, participe-t-elle à limiter les coûts inhérents à la conservation d’une barque traditionnelle ?

 

Contribution au budget global 2006 Répartition 2006
MCEM 17% Ressources monétaires 11%
Ressources non monétaires 6%
Boud’mer 83% Ressources monétaires 45%
Ressources non monétaires 36%
LOLF[11] : Objectif en 2006Progression d’ici 2010 43%+5%

 

DEPENSES Coût annuel RESSOURCES Contributions Total
Dépenses de fonctionnement 18 500€ Ville de Marseille Mise à disposition Place 1 800€
Assurance 500€ MUCEM MCEM entretien 1 800€ 17%
Entretien 700€ MCEM rénovation (10 ans) 1 500€
Place au port 1 800€ Boud’mer Participation usagers 3 000€ 10%
Maintenance, gardiennage 3 500€ Bénévolat (pilote) 9 600€ 43%
Gestion administrative 12 000€ Maintenance, gardiennage 3 500€
Dépenses de sortie 10 200€ Subventions, cotisations 4 500€ 15%
Gestion des sorties 9 600€ Aides temporaires 4 500€ 15%
essence 600€ TOTAL 30 200€ 100%
Dépenses d’investissement 1 500€
Amortissement (10 ans) 1 500€
TOTAL 30 200€

 Aujourd’hui cette coopération repose d’avantage sur des personnes que sur des mécanismes de régulation contractuels. La convention qui sert de base à celle passée entre le MCEM et Boud’mer est celle qui concerne la mise à disposition du Pen Duick II à une école de voile. Il semble exister peu de référentiel dans le champs du patrimoine permettant de poser les bases d’une coopération public/privé. La régulation des rapports entre intérêts du patrimoine et intérêts économiques repose davantage sur la confiance entre les personnes que sur des éléments contractuels.

L’association n’envoie pas forcement ses bilans d’activité au MCEM et celui ci n’informe pas forcement ses visiteurs de la présence de l’Espadon (pas de signalétique commune). Cette situation peut s’expliquer en partie par la jeunesse de cette coopération. 2007 a été la première année de pleine exercice pour l’Espadon.

Cette situation permet de garder une souplesse favorable à un processus expérimental. Pour autant sa reproductibilité sur d’autres sites, dans d’autres contextes ou sa durabilité dépendent de mécanismes de régulation des conflits d’intérêt plus indépendants des personnes qui ont fondé cette coopération. Elle soulève un certain nombre de nouvelles questions importantes au vu de l’état d’avancement du projet :

Comment structurer cette coopération sans la figer ou la déséquilibrer ? Quels peuvent être les apports d’une ratification par la France de la Convention de Faro ? Comment les traduire en droit commun ?

Prosper Wanner, S.C.O.P. Place – Janvier 2008

Sources complémentaires :

  • Site de l’association Boud’mer : http://www.boudmer.org/
  • Site du MCEM : http://www.musee-europemediterranee.org/
  • Site du Conseil de l’Europe : http://www.coe.int/
  • Site de la LOLF : http://www.performance-publique.gouv.fr/

Sources du diagnostic

Ce diagnostic a été finalisé en janvier 2008 principalement à partir des éléments suivants :

  • 1 entretien avec Denis Chevalier, conservateur en chef du MCEM ;
  • 2 entretiens avec Philippe Tome, fondateur et directeur de l’association Boud’mer ;
  • Les données comptables de l’exercice 2006, le budget prévisionnel 2007 et 2008 et les bilans d’activité de 2003 à 2006 de l’association Boud’mer ;
  • La convention passée entre le MCEM et l’association Boud’mer concernant l’Espadon ;
  • Le document de présentation du Projet scientifique et culturel du MCEM 2002 : « Réinventer un musée : le MCEM » ; et les statistiques des visites de 2003 à 2007 du MCEM.
  • Les prix du marché liés à l’exploitation d’une barque : place au port, skipper, …
  • Les documents de la LOLF concernant les indicateurs de performances ;
  • La convention cadre dite « de Faro » du Conseil de l’Europe.

[1] Cet indicateur mesure l’impact du patrimoine sur l’activité économique de l’entreprise, voire du territoire. Le rapport sur « L’économie de l’immatériel. La croissance de demain » (ministère des finances, 2006) a préconisé de s’intéresser aux bénéfices à tirer de l’exploitation « de notre histoire, de notre géographie ou de nos territoires ». Et qui a donné à la création en avril 2007 de l’Agence du Patrimoine Immatériel de l’État (APIE). Il s’agit de pouvoir estimer et comparer l’impact d’une valorisation partagée du patrimoine.

[2] LOLF, Mission Culture, Patrimoine, Objectif n° 2 (du point de vue du citoyen et de l’usager) : Accroître l’accès du public au patrimoine national. 1. Rendre accessible une part croissante des patrimoines.

[3] Sources des données : rapport d’activité association Boud’mer 2006 et 2007, données chiffrées MuCEM (nombre d’œuvres exposées, prêtées, en réserve).  Précisions méthodologiques :  La probabilité de valorisation en musée : Sur les 500 000 objets du MUCEM, 3 à 4000 font partie de la collection permanente (0,1%), 20 000 sont en dépôt permanent dans d’autres lieux (4%) et 3 000 font parties des expositions thématiques (0,1%).

[4] Cet indicateur vise à mesurer l’efficacité de la coopération suivant un indicateur identifié au sein de ceux de la LOLF. C’est-à-dire la capacité d’une administration à atteindre les objectifs correspondant à ses missions. L’objectif se s’appuyer sur un indicateur LOLF est de pouvoir comparer l’efficacité du processus coopératif au regard d’autres expériences et à la cible que s’est fixée l’Etat pour les années à venir.

[5] Depuis une trentaine d’année, le Conseil de l’Europe développe au niveau théorique l’idée d’approche intégrée du patrimoine comme contribution du patrimoine culturel au débat démocratique, à la cohésion territoriale, à la qualité de la vie, à la valorisation durable et au développement économique. Le 27 octobre 2005 à Faro, la conférence de clôture du 50ème anniversaire de la Convention culturelle européenne a abouti à une convention cadre sur la valeur du patrimoine culturel pour la société. Convention dite « de Faro », elle est  en cours de ratification.

[6] Convention de Faro – Article 5 – Droit et politiques du patrimoine culturel.

[7] Il est difficile aujourd’hui d’extraire des comptes des musées – MCEM – des éléments financiers permettant d’évaluer le coût unitaire de chacun de ces modes de conservation et de les comparer économiquement.

[8] Précisions méthodologiques : Sources de données : budget et rapport d’activité association Boud’mer et tarif du marché (coût location place, redevance Port, ½ journée pilote). Mode de calcul de l’indicateur : évaluation du coût administratif au prorata du nombre de bateaux en usage (coût total / nombre de bateaux en usage). Ce coût devrait diminuer avec la mise en accès de nouveaux bateaux.

[9] LOLF : Objectif n° 3 (du point de vue du contribuable) : Elargir les sources d’enrichissement des patrimoines publics. Indicateur 2. Accroître la part des ressources propres des établissements publics et des organismes patrimoniaux sous tutelle du ministère de la culture et de la communication.

[10] Cet indicateur vise à mesurer l’efficience de la coopération suivant un indicateur identifié au sein de ceux de la LOLF.

[11] L’indicateur de mesure de la LOLF pour les musées nationaux porte sur la part des ressources propres dans le budget total. Prévue à hauteur de 43% en 2006, elles devront atteindre 48% en 2010.

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