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Récit Toxic Tour #2 (de Freygières à Fabregoules)

Publié par le 3 avril 2019

Le 12 février dernier on se retrouvait à Septèmes pour la seconde balade d’exploration à la recherche de la source perdue du ruisseau Caravelle/Aygalades et de l’histoire des collines industrielles…

Nous commençons notre balade en rencontrant Mr Magro, élu de Septêmes et habitant du quartier des vieux Caillols où nous nous trouvons. Il nous rappelle les enjeux de Caravelle : ne pas considérer le cours d’eau que comme un réseau pluvial et véritablement le gérer comme un fleuve côtier, en finir avec les rejets industriels qui en bouleverse l’écologie, restaurer la rypisilve, retrouver un débit d’eau adapté à la vie d’une rivière méditerranéenne. Pour ça quelques outils: le PLUI (pour l’urbanisme), le PPRI (pour les crues et donc l’hydrographie), le contrat de baie (pour la connaissance) et aussi le changement dans les compétences de l’eau (Gemapi) qui devraient contraindre les pouvoirs publics à s’intéresser au fleuve (pour la gestion).

Et notre mobilisation…

Alors Avanti!

Mais avant d’aller occuper le sommet de l’étoile pour diffuser nos messages à la télévision :), on décide de passer chez Eric comprendre comment les chèvres participent de la gestion de ces collines.

Eric a repris l’activité de chêvrerie en 2014, transmise par Guy, qui vit toujours là dans la maisonnette.C’est une jolie histoire car Eric, habitant des Aygalades et qui a découvert sur le tard sa vocation de fromager puis chevrier, a vraiment vécu cette aventure (d’une reconversion professionnelle) comme une rencontre (avec Guy et les chèvres) et comme une retrouvaille avec les promenades qu’il faisait précisément dans ces collines petit avec ses parents.














Aujourd’hui avec l’aide de la commune il a modernisé la chèvrerie, tout en vivant avec les souvenirs et les savoir-faire de Guy qui habite sur le site et sculpte dans les lieux (cherchez la chouette…).


Eric nous explique l’AOC récemment acquis par la brousse du Rove et aussi avec Yves qui s’occupe du comité bénévole communal des feux et forêts, la place des chèvres dans la gestion du risque incendie.

Cette année pour la première fois vous pouvez en tant qu’habitant demander à accueillir quelques unes de ses chèvres pour débroussailler votre terrain!


La chèvrerie se trouve dans une ancienne carrière de calcaire dont on aperçoit quelques vestiges.


On rejoint ainsi la forêt, direction Lafarge…


L’implantation de Lafarge (usine de la Malle) se compose à la fois d’une carrière et d’une cimenterie, installées depuis 1958.C’est dans ce vallon de Fabregoules que les sources convergent pour devenir la source du ruisseau Caravelle/Aygalades.
Nous allons tenter de trouver l’eau, mais profitons sur le chemin des vestiges d’anciens systèmes de gestion de l’eau, et d’un panorama spectaculaire…


Et voici le lac, la source, le bassin, … L’eau… Enfin…
La rétention d’eau exercée par le creusement de la carrière n’est pas intégralement responsable du manque de débit du ruisseau (il y a aussi les eaux possiblement captées par la Galerie de la mer, et aussi les perturbations du bassin versant par l’urbanisation, et aussi la pluviométrie …) mais elle est tout de même un facteur capital sur lequel on doit pouvoir agir (inviter Larfarge à remettre de l’eau dans le lit à partir d’une concertation sur les besoins écologiques du ruisseau).


Convaincus de notre « mission » nous finissons d’explorer les circuits de l’eau et de nous convaincre de son retour proche, à l’aide de nos nouvelles technologies de poche…

La balade se finit en mode aventure, nous ne quittons plus le lit du ruisseau…

Et pour finir en couleur, une rencontre avec ce petit champignon qui nous a accompagné tout au long de cette exploration aqueuse et forestière: la pezize écarlate…Il fait partie des organismes saprophytes, qui peuvent vivre dans l’air, l’eau ou le sol sans dépendre directement d’un être vivant.
Très flashy, et attisant la curiosité, vivant au détour de cette étrange histoire de ruisseau dont parfois on doute de l’existence, de ces paysages qu’on soupçonne parfois d’être plus morts que vivant, il est apparu comme une bonne mascotte pour un Toxic tour!
Profitons…

Prochaine exploration Toxic Tour le Jeudi 4 avril, avec aussi l’observation collective d’un premier lâcher d’eau dans le ruisseau concerté avec Lafarge.

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