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Samedi 6 juillet au matin, découvrez « L’usine Martin Frères, une tuilerie fabrique de l’urbain »

Publié par le 1 juillet 2013

Samedi 6 juillet au matin, participez à la balade patrimoniale « L’usine Martin Frères, une tuilerie fabrique de l’urbain » avecSamia Chabani de l’association Ancrages.Cette balade croise l’histoire des tuiliers de Saint-André avec celle de la main-d’œuvre étrangère s’étant succédé sur le bassin de Séon. De l’émergence de l’industrie des tuiles, jusqu’à la fermeture des tuileries, cette balade déroule l’histoire de ces ouvriers venus d’Italie, d’Espagne, ou de Kabylie, employés par les tuileries du bassin de Séon.

Autrefois placées au cœur d’un vaste dispositif urbain, qu’elles ont elles-mêmes participé à construire, les tuileries ont durablement marqué le territoire du bassin de Séon, qui comprend aujourd’hui les quartiers de Saint-André, Saint-Henri et l’Estaque, dans le 16e arrondissement de Marseille.

L’exemple de la tuilerie Martin Frères, implantée au cours du XIXe siècle dans le village de Saint-André, sert de fil conducteur pour illustrer l’influence déterminante de la tuilerie sur l’urbanisation et l’organisation du territoire, ainsi que sur l’histoire et la vie de sa population. C’est ainsi, que de nombreux ouvriers italiens, espagnols ou algériens se sont installés à Saint-André, façonnant eux aussi l’histoire de ce territoire. Cette balade offre ainsi une rencontre avec un quartier, mais aussi avec ses habitants, qui témoignent de leurs liens avec les tuileries.

La balade débute sur la place de l’église de Saint-André, elle descend ensuite le boulevard Jean Labro, ancien boulevard Martin, haut lieu de la vie du quartier au temps des tuileries. Elle fait un détour par l’impasse Rey où se trouve une « courée », habitat réalisé par les ouvriers italiens des tuileries. La balade se poursuit sur le site de l’ancienne tuilerie Martin Frères où se trouve encore la maison de maître qui dominait tout le site de l’usine. Elle se termine enfin dans le récent quartier des tuileries où demeure un des derniers vestiges de l’usine : une cheminée écrêtée, témoignage patrimonial de la présence de l’activité tuilière à Saint-André.

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